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Coupés et cabriolets

Alors que certains préparateurs en sont restés au stade d’habillage de la Mini, d’autres ont choisi d’aller encore plus loin et de la transformer en coupé ou, surtout, en cabriolet. Car pendant très longtemps, la Mini n’a pas eu de variante cabriolet et le constructeur anglais laisse le créneau aux petits artisans.

L’anglais Crayford s’y engouffre dès les années 1960 avec réussite, dévoilant le premier cabriolet fin 1961, en en commercialisant 800 environ de juin 1963 aux années 1980. Les Clubman concernées prenaient alors le nom de Cameo.

Dans les années 1980, Mengers, à l’origine concessionnaire Austin-Rover à Oldenburg, en Allemagne, se spécialise à son tour dans la transformation des Mini, non seulement en cabriolets puis aussi en berline 4 portes, fabriquant le roadster Speedy, un autre à 3 roues et un pick-up.

Dans la même période, mais pendant un court laps de temps, de juin 1986 à 1988, ENAC Industries, basé à Gennevilliers, apporte une touche d’élégance en proposant la Mayfair cabrio, conçue par Gérard Paillet. 5 voitures seulement semblent avoir vu le jour, construites à partir d‘une Cooper Innocenti.

De 1986 à 2007, la firme anglaise Domino cars (Fibretech) propose la Pimlico, un “kit car” conservant l’aspect général de la Mini, et dessiné par Richard Oakes. Seventh Auto, un importateur assez actif à Nimègue, en a d’ailleurs distribué plusieurs variantes en quantité aux Pays-Bas tandis qu’une société hollandaise, Cabrioni, de Huissen près d’Arnhem, propose d’avril 1989 à janvier 1995 des Fiat Panda et Uno, des Peugeot 106, des Renault Clio et, surtout, environ 300 exemplaires de Mini transformés en cabriolet, notamment en 3 versions: l’Avant-Garde, la Monte-Carlo et l’Avenue.

En 1988, c’est le concessionnaire allemand Lamm qui propose sa version cabriolet de la Mini, obtenant l’autorisation de Rover qui, en 1991, en commande une poignée d’exemplaires afin de tester la réaction de la clientèle au Royaume-Uni. L’expérience étant positive, Rover lance un projet de cabriolet en interne, lancé en 1994, au moment où un concessionnaire parisien du 17ème arrondissement, M. Antoun, lance sa Mini cabriolet et obtient l’approbation de Rover, permettant au modèle d’être exposé au Salon de l’Auto de Paris de la même année.

Enfin, un autre concessionnaire parisien, Arc-de-Triomphe, 30 rue de Tilsitt, propose de 1990 environ à 2000, sur tous les modèles, le cabriolet le plus connu en France. Il est même doté à partir de 1992 d’une capote électrique. 500 exemplaires environ ont été produits sur la base de l’édition limitée “40th”, dont 22 en 1999.