
Reconnu pour sa tenue de route exceptionnelle, le modèle Mini a parfois été critiqué pour le manque de confort de sa suspension à cônes de caoutchouc, notamment sur des obstacles tels que dos d’âne ou saignées transversales.
Une décennie durant, Alec Issigonis, en collaboration avec son ami Alex Moulton, travaille sur un système novateur appelé « Hydrolastic ». Ce dispositif repose sur des éléments étanches contenant un mélange d’eau et d’antigel, associés à des blocs de caoutchouc et des leviers transversaux qui assurent l’amortissement. Les éléments situés sur un même côté du véhicule sont interconnectés par un réseau de tuyaux et de clapets, permettant de redistribuer la pression entre les roues avant et arrière lors du franchissement d’un obstacle.
PAS CONCLUANT
Bien que testé dès les années 1950 sur des prototypes Alvis et envisagé pour la Mini de 1959, ce système ne fut jugé prêt qu’en 1962, avec son introduction sur la Morris 1100. L’adaptation à la Mini en 1964 nécessita des modifications structurelles, telles que le renforcement de la caisse et l’ajout de ressorts auxiliaires.
Si le confort est amélioré dans certaines conditions, les performances en tenue de route demeurent discutables, notamment sur les versions sportives. La rentabilité de cette innovation reste également incertaine, compte tenu des coûts engendrés.











