
Dès les premiers mois après son lancement au Salon de Turin à l’automne 1965, la Mini fabriquée à Lambrate connut un immense succès commercial dans son pays d’origine. Elle se positionnait comme une petite voiture tendance et plus raffinée que les utilitaires nationaux tels que la Fiat 500, offrant de la place pour quatre personnes dans seulement trois mètres de longueur et une tenue de route remarquable grâce à sa traction avant.
Elle était équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne de 848 cm³, capable de délivrer 34 chevaux, associé à une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports et à des freins à tambour sur toutes les roues. Restant mécaniquement fidèle au projet original d’Alex Issigonis, l’ingénieur automobile britannique qui l’avait conçue, elle se distingue par ses dimensions compactes, son agilité en milieu urbain et sa robustesse. Esthétiquement, elle affichait la classique carrosserie à deux portes avec des portières équipées de charnières externes et de vitres coulissantes, tandis que la calandre, spécifique à Innocenti, arborait son propre logo. Les feux de position sur les ailes avant et l’encoche pour la plaque d’immatriculation arrière carrée mettaient en évidence l’adaptation aux réglementations italiennes. Cette version se distinguait par des finitions plus soignées par rapport à la Mini anglaise de base, des intérieurs mieux travaillés, des composants électriques nationaux et des équipements améliorés. Elle fut particulièrement appréciée par un public urbain et attentif au style, représentant pour beaucoup la première petite voiture de luxe italienne.










































































