
FACORCA a multiplié les tentatives auprès de Rover pour obtenir des moteurs de 1 275 cm³, afin de répondre aux critiques concernant le manque de puissance du bloc de 998 cm³. Les plans d’installation du moteur 1275 ne se sont jamais concrétisés : avec l’arrêt de la production des Mini 998 cm³ au Royaume-Uni, Rover disposant encore d’un stock important de groupes motopropulseurs et de composants de 998 cm³ après avoir basculé l’ensemble de la production britannique de la Mini vers le 1 275 cm³ en 1992, il a refusé de fournir ces motorisations, jugeant commercialement judicieux de conserver le moteur de petite cylindrée importé d’Angleterre pour le Venezuela. FACORCA s’est alors tournée vers John Cooper Works, qui leur a fourni un kit de conversion « John Cooper 1.0 » permettant de faire passer la puissance de 41 ch à 60 ch, et marquant ainsi la naissance de la Mini Cord John Cooper.
Identifiée par le code de production JC, elle est la variante commercialisée la plus luxueuse de la Mini Cord. Le premier prototype voit le jour en 1992, suivi de la mise en vente des premières unités en 1993. La dotation de série inclut des passages de roues intégrés à la carrosserie, des jantes Revolution de 13 pouces, une sellerie en cuir noir avec liserés rouges, une garniture de volant en cuir noir, un combiné d’instruments à trois cadrans verts issu de la Mini Cooper britannique, ainsi que des phares antibrouillard jaunes et des pare-chocs noirs. Officiellement, ce modèle n’est disponible qu’en gris argent métallisé, bien que quelques exemplaires soient dans d’autres coloris sur commande spéciale. Le toit blanc n’a jamais été proposé, tandis que la climatisation figure au catalogue des options. Enfin, les freins à disque, offrent une puissance de freinage exceptionnelle. Ses pneus sont larges et polyvalents. Le tableau de bord est désormais situé face au conducteur, même si la visibilité s’en trouve fortement réduite. Le verrouillage centralisé est désormais assuré par des poignées à distance, et non plus par un cordon comme dans les années 60. Mais au-delà de ces détails, on y retrouve tout le folklore britannique : un carburateur à aiguille SU et un piston qui nécessite de l’huile, sans oublier le système électrique Lucas, la boîte de vitesses qui partage la même huile que le moteur puisqu’elle lui sert de carter, les essuie-glaces conçus pour la conduite à droite (et non à gauche), le volant de type trolleybus, les poignées de vitres à l’envers, et les écrous et pièces mécaniques inaccessibles et de dimensions pour le moins surprenantes.






















