
Septembre 1965, après une fin de carrière dès fin 1964, la Cooper revient mais en version S (modèle australien YDO6, 75 ch) et assemblée sur place, avec vitres à manivelle et suspension Hydrolastic.
La Cooper S Mark 1 est équipée de deux réservoirs de carburant d’une capacité totale de 50 litres (11 gallons), d’un pare-brise feuilleté et de ceintures de sécurité à trois points homologuées pour la course. Ce modèle restera en production jusqu’en avril 1969, propulsé par un moteur de 1,275 litre doté de deux carburateurs SU. En octobre, elle est désormais équipée de vitres à manivelle.
La Cooper S Mark 2 arrive sur le marché australien en mai 1969, deux ans après son lancement au Royaume-Uni, la britannique se distinguant par son badge « S » ovale et ses élargisseurs d’ailes vissés. En 1970, les versions Mk 3 au Royaume-Uni reçoivent une calandre mise à jour, puis en août 1971, le design de la carrosserie est modernisé et le nouveau modèle est commercialisé sous le nom de Clubman. La Cooper S est officiellement remplacée par la Clubman GT 1275.
La Mini Cooper S 1275 cc aura marqué une étape déterminante dans l’histoire de la Mini, apportant des changements significatifs tant en termes de performance que de durabilité. Son moteur, développement du moteur de course Formula Junior 1100, se distinguait nettement du moteur de 1098 cc de la Morris 1100. Avec des alésages siamesés de 70,6 mm, similaires à ceux de la Cooper S de 1071 cc, et une course allongée à 81,33 mm, ce moteur a été conçu pour offrir une puissance exceptionnelle tout en garantissant une longévité remarquable.
L’un des aspects les plus innovants de la Cooper de 1275 cc était sa capacité à motoriser tous les modèles Mini et 1100 en volume grâce à l’utilisation du même bloc moteur. Cependant, le moteur spécial de 1275 cc de la Cooper S devait être importé, ce qui soulignait l’importance de l’ingénierie locale tout en maintenant des standards de performance élevés. Avec un taux de compression de 9,75:1, ce moteur nécessitait un mélange de carburant spécial pour atteindre ses 75 ch/56 kW, ce qui était un défi pour les carburants locaux de l’époque.
La conception du moteur incluait également des caractéristiques avancées, telles qu’une culasse à grandes soupapes avec des guides en bronze d’aluminium, permettant des régimes plus élevés, ainsi qu’un vilebrequin nitruré fabriqué en acier billet. Cela garantissait que le moteur pouvait fonctionner efficacement même à des régimes élevés, à condition de surveiller la consommation d’huile. Bien que la boîte de vitesses ait été renforcée, elle ne possédait toujours pas de synchronisation sur la première vitesse, un détail qui témoignait des défis techniques de l’époque.


















